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le portrait d'un ancien du lycée

Interview de Charlotte, Sarah et Isabelle Montin, anciennes élèves de Première L du LFB

"Quand avez-vous été élève au Lycée Français Jean Monnet?"

Charlotte Montin : Mes parents se sont installés à Bruxelles, je les ai suivis, et ils m'ont inscrite, ainsi que mes frères et sœurs, au lycée français. J’y suis restée de la seconde jusqu’à mon bac, c’est-à-dire de 1994 à 1997.

Sarah Montin : J’ai été au lycée, moi aussi, depuis notre arrivée à Bruxelles au début de ma septième jusqu’à ma terminale (1994-2002).

Isabelle Montin : De ma neuvième à ma terminale (1994-2004).

"Pourquoi vos parents vous ont-ils inscrites dans ce type d'enseignement?"

D'origine franco-anglaise, nos parents souhaitaient que leurs enfants aient une éducation française, pour que nous puissions ensuite, si nous le voulions, poursuivre nos études en France, tout en recevant un enseignement anglais de qualité. Nommé à l’OTAN, mon père a décidé de nous inscrire au Lycée Jean Monnet, dans la continuité du Lycée Français Charles de Gaulle de Londres où nous étions auparavant.

"Qu'avez-vous retiré comme bénéfices de cet enseignement?"

CM : Une capacité à écrire assez rapidement des dissertations sur tout et n'importe quoi, savoir-faire qui m'a d'ailleurs été très utile par la suite…

SM : Je suis heureuse d'avoir pu passer le GSCE avec la section bilingue en seconde. Je pense que la dimension internationale du lycée enrichit l'enseignement et de fait, l'expérience des élèves.

IM : J'ai souvent eu d'excellents professeurs, en plus d’un niveau très soutenu dans les langues comparé à la moyenne des collèges et lycées en France. Sinon, c'est devenu intéressant surtout au lycée, quand on a pu choisir de se spécialiser. Commencer la philosophie, en L, c'était vraiment une bonne expérience.

« Quels souvenirs en gardez-vous? »

CM : Assez mitigés. J'ai de très bons souvenirs de quelques professeurs, qui me servent encore d'exemples aujourd'hui, surtout en lettres, en philosophie et en histoire; mais l'ambiance du lycée ne me convenait pas (ou plutôt je ne convenais pas à l'ambiance du lycée).

SM : J’en garde de très bons souvenirs, en particulier à partir de la seconde où nous avions une plus grande liberté. Évidemment quand j'étais plus jeune, j'adorais la cantine et la piste rouge mystérieuse derrière le bâtiment C.

IM : Moi aussi. Mes meilleurs souvenirs, c'est quand en 3ème j'ai joué dans une pièce du lycée, « Fracasse », avec la troupe de l‘Astrolabe: j'avais un tout petit rôle mais c'était absolument génial de se retrouver, avec des élèves de tous âges, autour d'un projet qui n'avait rien à voir avec les cours. Passionnant et très stimulant !

« Et après le lycée de Bruxelles quels ont été vos parcours? »

CM : Prépa littéraire suivie de l'ENS-LSH et de l’agrégation. Je suis maintenant professeur d'anglais en khâgne, et j'aime mon métier et mon lycée !

SM : Après mon bac L, j'ai fait une prépa au Lycée Condorcet (Paris) ce qui m'a permis d'intégrer l'ENS à Lyon, comme ma sœur avant moi. J'ai été reçue à l'agrégation d’anglais l'année dernière. Je suis actuellement en début de thèse sur la poésie anglaise à Paris.

IM : Après ma L j'ai aussi été dans une prépa, à Henri IV (Paris). J'ai intégré l'ENS Lyon après ma khâgne. Cette année je prépare l'agrégation d'anglais.